Pourquoi votre page \ »À propos\ » est votre meilleure page de vente (et comment la réécrire)

#Marketing

Vous avez soigné votre page d’accueil. Vos offres sont clairement présentées. Et pourtant, votre page « À propos » ressemble encore à un résumé de CV : fondée en 2019, spécialisée dans tel domaine, animée par telle valeur.

Le problème : cette page est probablement la deuxième plus visitée de votre site, juste après l’accueil. C’est souvent là que le visiteur prend sa décision. Pas sur la page Services. Pas sur le formulaire. Sur la page où il cherche à savoir si vous êtes la bonne personne pour son problème.

Une page « À propos » bien construite ne raconte pas votre histoire : elle répond à la vraie question du visiteur, celle qu’il ne pose pas à voix haute. « Est-ce que je peux leur faire confiance ? »

Voici comment la transformer en 4 blocs, sans tout réécrire à zéro.

Ce que vos visiteurs cherchent vraiment sur votre « À propos »

Un visiteur qui arrive sur cette page ne cherche pas votre historique. Il cherche une réponse à trois questions : s’agit-il d’une vraie entreprise ou d’un site fantôme ? Est-ce que cette personne comprend mon problème ? Vais-je me sentir à l’aise de les appeler ?

Ce n’est pas du storytelling pour faire joli. C’est de la réassurance. Chaque élément que vous placez sur cette page doit servir l’une de ces trois questions, pas votre ego.

Bloc 1 : le récit fondateur (qui + déclic + mission)

Le récit fondateur répond à une question simple : pourquoi avez-vous créé cette activité ? Pas la version LinkedIn polie. La version honnête, avec le déclic réel.

Un artisan menuisier qui a lancé son entreprise parce qu’il en avait assez de travailler sur des chantiers où la qualité passait après les délais : c’est du récit fondateur. Un cabinet de conseil créé parce que sa fondatrice avait vécu le problème de ses futurs clients de l’intérieur : c’est du récit fondateur.

La structure : qui vous êtes, le déclic, la mission qui en découle. Trois paragraphes courts suffisent. Pour aller plus loin sur cette étape, notre guide sur la création de marque et le storytelling détaille la méthode que nous appliquons avec nos clients.

Bloc 2 : la preuve (chiffres, années, clients types)

Après l’histoire, les preuves. Sans ce bloc, votre récit reste une belle déclaration d’intention.

Les preuves qui fonctionnent pour une TPE : le nombre d’années d’activité, le nombre de clients accompagnés (une fourchette suffit), les secteurs dans lesquels vous travaillez, un taux de recommandation ou un pourcentage de clients qui reviennent.

Exemples concrets : « 22 accompagnements réalisés en 2025, principalement des artisans et des TPE de services. » Ou : « 9 ans à travailler avec des restaurateurs de la région lyonnaise. » Pas de chiffres gonflés, pas de formulations vagues : des données réelles, même modestes, valent bien plus que des superlatifs.

Bloc 3 : les humains derrière la marque (photo + prénom + rôle)

En B2B TPE, on achète des personnes avant d’acheter une offre. Pourtant, la majorité des « À propos » de TPE n’affichent aucun visage.

Une photo lisible, un prénom et un rôle changent radicalement la perception. Pour une activité solo : votre photo, votre prénom, deux lignes sur votre parcours réel. Pour une petite équipe : les visages individuels avec prénom et rôle, ou une photo de groupe prise dans un contexte de travail.

Ce n’est pas de la vanité. C’est de la confiance visible.

Bloc 4 : le CTA suivant (où aller après ?)

C’est le bloc le plus souvent absent. Le visiteur a lu votre histoire, vu vos preuves, reconnu votre visage. Et là : rien. Il doit deviner quoi faire ensuite.

Guidez-le. Le CTA de votre « À propos » ne devrait pas être un formulaire de contact générique. Il devrait diriger vers l’étape logique suivante : voir vos offres, lire votre article le plus utile, demander un premier échange. Un seul bouton. Une seule direction.

Les 3 erreurs qui tuent une page à propos

Écrire à la troisième personne. « Agence X est spécialisée dans… » est froid et impersonnel. Écrivez « je » ou « nous » selon votre situation.

Coller des valeurs génériques. « Confiance, proximité, excellence. » Tout le monde les affiche, personne ne les lit. Remplacez-les par des exemples concrets de ce que vous faites différemment dans votre quotidien.

Laisser la page sans maillage. Une « À propos » sans lien vers vos offres ou votre contenu est une impasse : le visiteur repart sans avoir avancé. Intégrez au moins un lien vers la page suivante logique.

Par où commencer cette semaine

Ouvrez votre « À propos » actuelle. Lisez-la en vous mettant à la place d’un visiteur qui ne vous connaît pas. Posez-vous une question simple : est-ce que cette page me donne envie de les appeler ?

Si la réponse est non, commencez par le Bloc 1. Répondez en deux paragraphes : pourquoi j’ai créé cette activité, et quelle mission cela m’a donné. Ajoutez ensuite une photo convenable et un lien vers votre page de services. Vous aurez déjà une page bien meilleure en moins d’une heure.

Si vous voulez un regard extérieur sur ce qui freine vos visiteurs avant qu’ils vous contactent, l’audit marketing gratuit permet de le voir ensemble en 45 minutes.

Image d’illustration : Matheus Bertelli sur Pexels.

Foire aux questions

Faut-il mettre sa photo sur la page à propos ?

Oui, surtout pour une TPE ou une activité solo. En B2B, on achète la personne avant l’offre. Une photo lisible suffit : visage bien éclairé, fond neutre. Pas besoin d’un shooting professionnel. Un portrait smartphone récent et soigné fonctionne très bien et reste accessible à n’importe quel budget.

Peut-on tutoyer dans une « À propos » B2B ?

Cela dépend de votre secteur et de votre cible. Dans le conseil, la communication ou les métiers créatifs, le tutoiement renforce la proximité. Dans des secteurs plus formels, juridique ou financier par exemple, mieux vaut le vouvoiement. Ce qui compte avant tout : la cohérence avec le ton du reste de votre site.

Combien de mots pour une bonne page « À propos » ?

Entre 300 et 500 mots pour le corps de page. Moins, et vous ne convainquez pas. Plus, et vous perdez le lecteur. La règle utile : si vous supprimez un paragraphe et que son absence ne se remarque pas, coupez-le.

Faut-il y mettre un CV ?

Non. Un CV liste vos expériences dans l’ordre chronologique. Une « À propos » sélectionne les éléments qui rassurent et convainquent votre cible spécifique. Quelques jalons pertinents, formations ou expériences directement liées à votre offre, suffisent. Le reste appartient à LinkedIn.

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